(Essayer de) parler de BD, de Japon et de cuisine, non, de BD japonaise consacrée à la cuisine, est aussi vain, bêtement audacieux et forcément réducteur que de vouloir résumer en dix lignes l’histoire de la littérature mondiale consacrée à l’amour. Mais parce qu’ici on est vain, bêtement audacieux et forcément réducteur, on va (essayer de) le faire quand même. Que la BD, le Japon et la cuisine nous pardonnent.
C’est la rentrée, le glas des vacances a sonné, le rythme ternaire du métro-boulot-dodo reprend à cadencer nos vies. Pour attaquer l’année avec ce qu’il faut de malice pour survivre aux premiers réveils qui claquent, aux mémos du patron et à la pluie qui revient, vous allez glisser dans votre poche les Petits crimes japonais de Kyōtarō Nishimura. Vous allez le faire comme vous glisseriez un pli de documents confidentiels ou une dose d’arsenic dans votre imperméable, avec l’agilité d’une danseuse et le sang froid d’un lanceur de couteaux.
Assez méconnu en France, George H. Breitner (1857–1923), peintre et photographe néerlandais se retrouve aujourd’hui sous la lumière, à la faveur de deux expositions : Japonismes/ Impressionnismes au musée des Impressionnismes à Giverny et Les Hollandais à Paris, au Petit Palais à Paris.
Hikari, Ikuko, Ishi et Takemura se rencontrent au crématorium où leurs parents viennent d’être incinérés. Pas émus pour un sou, ils décident de rester ensemble et de former un groupe de rock. Ce que la musique leur apprendra, c’est qu’on n’est jamais à l’abri des émotions. Le premier long-métrage remarqué de Makoto Nagahisa a tout pour ne pas passer inaperçu.
Tokyo, 1954. Une famille japonaise : le père, la mère, le fils et son épouse. Sous le même toit, le mari délaisse la femme, son beau-père l’adore, la matriarche observe. Mikio Naruse dresse le portrait d’une famille à l’orée d’une décennie de grands changements de mœurs et au bord du déchirement – ou de ce qu’on appellera ensuite « le dysfonctionnement » – et nous laisse avec ces interrogations : la gentillesse n’est-elle pas de la cruauté masquée ? Un lac est-il forcément sans remous ? Où se cache le véritable courage et l’authentique modernité ?
Dans une maison traditionnelle à Yokohama, Noriko et sa cousine Michiko s’initient à la cérémonie du thé. D’abord concentrée sur sa carrière dans l’édition, Noriko se laisse finalement séduire par les gestes ancestraux de Madame Takeda, son exigeante professeure. Au fil du temps, elle découvre la saveur de l’instant présent, prend conscience du rythme des saisons et change peu à peu son regard sur l’existence. Michiko, elle, décide de suivre un tout autre chemin. Profondément juste et authentique, le film japonais immanquable en 2020.
Quelque part à Tokyo… Sous les cerisiers en fleurs d’un rose enjôleur, une jeune fille de douze ans, Mahiro, a rendez-vous avec son passé, un père fantasmé qu’elle n’a plus revu depuis sa tendre enfance. Ce que Mahiro ne sait pas, c’est que son « père » est en réalité un acteur de la société Family Romance, engagé par sa mère.
Ichiko est infirmière à domicile. Elle travaille au sein d’une famille qui la considère depuis toujours comme un membre à part entière. Mais lorsque la cadette de la famille disparaît, Ichiko se trouve suspectée de complicité d’enlèvement. En retraçant la chaîne des événements, un trouble grandit : est-elle coupable ? Qui est-elle vraiment ? Un thriller psychologique machiavélique et stupéfiant.
Sakura est une lycéenne populaire et pleine de vie. Tout l’opposé d’un de ses camarades solitaires qui, tombant par mégarde sur son journal intime, découvre qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre… Unis par ce secret, ils se rapprochent et s’apprivoisent. Sakura lui fait alors une proposition : vivre ensemble toute une vie en accéléré, le temps d’un printemps.
Jeune lycéen, Hodaka fuit son île pour rejoindre Tokyo. Sans argent ni emploi, il tente de survivre dans la jungle urbaine et trouve un poste dans une revue dédiée au paranormal. Un phénomène météorologique extrême touche alors le Japon, exposé à de constantes pluies. Hodaka est dépêché pour enquêter sur l’existence de prêtresses du temps. Peu convaincu par cette légende, il change soudainement d’avis lorsqu’il croise la jeune Hina…